1 février 2026: Lacoste – Le plateau de Germane

Encadrant René P. alias RPL

Présentation René
Un départ et un tracé inédit sur le plateau de Germane des points de vue intéressants, parfois méconnus ….
Distance environ 17 km et 313m de D+


Récit René P.
Ils étaient 27 marcheurs, et une fois encore la gent féminine largement majoritaire — preuve, s’il en fallait, que ni les prévisions météo hésitantes ni les réputations de terrain gras n’effraient les esprits curieux et les jambes motivées.
Dès le départ de Lacoste, la randonnée ne commence pas sous les meilleurs auspices, à cause d’un GPS capricieux…

Perché à 176 mètres d’altitude, ce village typique du sud de la France domine la vallée de la Lergue et semble déjà tourner son regard vers le lac du Salagou, tout proche. Les ruelles bordées de maisons en pierre de lave, vestiges d’un passé autrefois fortifié, invitent à la flânerie. Ce dimanche, le bavardage du groupe anime ce bourg de quelque 345 habitants, les Lacostais(es) — ou de l’occitan, les Coustoulins(es).
En quittant le village, une petite route nous tranquillement vers la Croix du Soldat, qui surmonte la chapelle de Belbézé.
Là, impossible de rester indifférent : la monumentale statue du Christ en fonte impressionne autant par sa stature que par son histoire, marquée par les tensions du début du XXᵉ siècle et la loi de séparation de l’Église et de l’État. Restaurée grâce à l’engagement associatif local, la statue désormais illuminée veille sur le territoire… et accompagne les marcheurs jusque dans les fins de journée.
L’ascension vers le Mont Redon, point culminant de notre randonnée à une altitude supérieure à 750 mètres, se poursuit.  Dès la première avancée rocheuse, le panorama s’étend sur plus de 180 degrés, offrant une vue imprenable sur le lac du Salagou, les forêts environnantes et les pâturages.  Ce spectacle, d’une ampleur et d’une sérénité remarquables, procure une réelle satisfaction, particulièrement pour ceux qui ont bravé les conditions climatiques rigoureuses.
La randonnée se poursuit ensuite sur le plateau volcanique de Germane, vaste espace ouvert et minéral.  Le paysage se transforme : capitelles, murs en pierres sèches et anciens abris de bergers jalonnent le parcours. La bergerie de Germane témoigne d’une activité agricole toujours présente : élevage de brebis, cultures biologiques de fruits, et notamment les célèbres vaches Galloway, rustiques et paisibles, parfaitement adaptées à ces grands espaces.
Une nouvelle pause contemplative s’impose : la vue spectaculaire sur le lac du Salagou et son barrage de pierre volcanique s’impose, presque théâtrale.  Ce panorama permet d’oublier les kilomètres parcourus.
Le retour vers Lacoste s’effectue au rythme tranquille d’une longue déambulation, parfois ponctuée de flaques boueuses.  Ces dernières, loin d’être un désagrément, contribuent à renforcer la cohésion du groupe et rappellent que la randonnée, dans son essence même, ne se vit jamais entièrement au sec, mais toujours avec plaisir.
Ceux qui ont renoncé à cette sortie en raison des conditions météorologiques ou du terrain ont sans doute gagné du temps de canapé.
Ils ont cependant manqué une belle journée de partage, de paysages et d’histoire.  Nous vous attendons nombreux à la prochaine sortie…. « la météo, quant à elle, ne suit jamais nos prévisions ».
Photos Jean-Jacques K. et René P.
 

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