4 janvier 2026: Gignac – Canaux et Rieux

Encadrant René P. alias RLP

Présentation René
Une randonnée de reprise avec de nombreux points de vue et d’intérêts… en particulier dans la dernière ligne droite ! Les canaux et rieux sont à sec !
Distance environ 16km et D+ environ 230m

Récit Christian R.
Après avoir parcouru environ 14 km, dans le froid, nous revenons dans la pleine viticole de Gignac où nous traversons ou longeons plusieurs canaux bétonnés où coule une eau assez abondante. Ils datent de la fin du XIXème siècle et ont servi à inonder la pleine viticole décimée par le Phylloxera à partir de 1863. Ils puisaient leur eau dans l’Hérault.
C’est une idée du savant Jules Planchon qui malheureusement fut un échec ! Il se ressaisit et décida d’importer des plants Américains résistants à cette maladie ; ce fut un succès. Il a d’ailleurs sa statut dans le square Planchon en face de la gare Saint Roch à Montpellier.
Nous continuons la randonnée en parcourant le magnifique Chemin de Croix de 14 stations – chapelles qui va jusqu’à l’Eglise Notre Dame de Grâce, du XVIIème siècle en style Italien. Là nous attend un copieux gouter – galettes des Rois partagé au soleil.
Merci René pour cette 1ère randonnée de 2026 un peu frisquette mais dans la bonne humeur.

Récit René P.
Quatorze randonneurs aux départ de Notre Dame de Grâce à Gignac pour une balade au nom évocateur de “Vignes et Rieux”. Cet itinéraire accessible mêle harmonieusement patrimoine, paysages pittoresques et convivialité. Le parcours débute par une montée vers le télégraphe de Chappe, vestige du premier réseau de communication à distance, avant une pause au belvédère du Faucon, offrant une vue imprenable sur les reliefs et les vignobles environnants.
La marche continue jusqu’à la chapelle Saint-Antoine, un lieu paisible et chargé d’histoire. Non loin de là, la croix de mission et le chemin de Croix invitent à un moment de méditation. Le groupe traverse ensuite Saint-Bauzille-de-la-Sylve en direction de Popian, dans une ambiance rurale agréable et paisible.
À Popian, la visite des lavoirs séduit par son authenticité et rappelle l’importance des rieux (désigne un ruisseau, il peut également désigner un filet de pêche tendu en travers des ruisseaux) dans la vie quotidienne d’autrefois. Après un passage devant l’église, le groupe rejoint le jardin du château, aujourd’hui mairie et habitat social, pour une pause déjeuner conviviale à l’ombre des arbres.

La randonnée reprend ensuite tranquillement le long des canaux et des rieux, sur des chemins plats et frais, parfaitement adaptés à une marche confortable. Le retour s’effectue au milieu des vignes, offrant de larges perspectives dans une atmosphère paisible.
La randonnée “Vignes et Rieux” se termine par la visite du Chemin de Croix de Gignac, étape finale appréciée pour son calme et son cadre soigné. Ce parcours, ponctué de stations, offre un dernier moment de découverte et de recueillement, propice aux échanges sur la journée écoulée.

Avant de se séparer, le groupe partage un moment convivial autour de galettes et de boissons, offertes par chacun. Ce temps d’échanges chaleureux conclut parfaitement cette randonnée, fidèle à l’esprit Marche à Suivre et au plaisir d’être ensemble.

En savoir plus :
1*Eglise Notre Dame de Grâce : Cette église est implantée sur un site ancien qui remonterait à la déesse romaine Vesta (déesse du foyer). L’édifice actuel date du XVII° siècle. Sa façade de style florentin fut terminée en 1648 sur ordre de Louis XIII. Sanctuaire aux miracles, une première guérison est attestée le 8 septembre 1360. Le chemin de croix attenant date des XVII° et XIX° siècle. Il fut restauré au cours du XX° siècle.

2*Le télégraphe de Chappe : Créé en 1834 par Claude Chappe, l’un des plus anciens outils de communication, ce télégraphe par sémaphore utilisait 98 signaux pour transmettre 8 000 mots. Rénovée en 2011, la tour s’élève sur les hauteurs de Saint-Bauzille-de-la-Sylve, surplombant la vallée de l’Hérault et ses vignobles. Ce site exceptionnel, exemple de réhabilitation du patrimoine, mérite une visite.

3*La chapelle Saint-Antoine : Le site, saccagé lors des guerres de religion, fut rapidement abandonné et tomba en ruines. L’historien local Louis Coustol mentionne la chapelle actuelle pour la première fois lors d’une visite pastorale en 1690. Après la Révolution, le décès du dernier ermite et la fin du culte entraînèrent un délabrement important. En 1867, les habitants de Saint-Bauzille-de-la-Sylve décidèrent de reconstruire la chapelle, qui fut dotée d’une cloche bénite le 20 janvier 1868. Depuis 1905, les municipalités successives, propriétaires des lieux, se sont attachées à restaurer cet édifice, dont le culte dédié à Saint-Antoine reste ancré dans la mémoire des Saint-Bauzillois.

4*La Croix de Mission récemment restaurée, fut érigée en 1875 par le Père Vigourel, missionnaire diocésain et auteur réputé d’une « Vie du Père Soulas », à l’issue d’une Mission prêchée à l’époque de l’abbé Coste.

Les croix de mission témoignent de la vague de rechristianisation nécessaire après le pillage et la destruction des édifices religieux consécutifs à la Révolution. Un calme relatif s’installe entre les années 1820-1850 et le début du XXe siècle, période marquée par le renouveau de l’anticléricalisme. Après la tourmente révolutionnaire, l’Église devait restaurer la pratique religieuse. Dès 1815, les diocèses font appel à des missionnaires, souvent des Lazaristes. Ces prêtres soigneusement sélectionnés ont pour mission de prêcher l’Évangile dans les paroisses, invités par le curé pour des séjours de plusieurs semaines. Ils multiplient les prédications et les exercices de piété, tels que la récitation du chapelet et les processions, s’adressant à toutes les catégories de la population : enfants, jeunes, parents, célibataires et personnes âgées. Les missions se concluent par des cérémonies solennelles réunissant l’ensemble des fidèles et se prolongent souvent par l’installation d’une croix commémorative, financée par les dons des paroissiens.

4*Église Notre Dame de Grâce et les chapelles du chemin de croix : Cette église est implantée sur un site ancien, remontant à la déesse romaine Vesta, déesse du foyer. L’édifice actuel date du XVIIe siècle. Sa façade de style florentin fut achevée en 1648 sur ordre de Louis XIII. Sanctuaire aux miracles, une première guérison est attestée le 8 septembre 1360. Le chemin de croix attenant date des XVIIe et XIXe siècles et fut restauré au cours du XXe siècle.
Quatorze chapelles de dévotion, alignées en quinconce aux pieds d’un sanctuaire bordé de jardins, s’offrent à la curiosité des visiteurs. Un chemin caillouteux y conduit, invitant à la méditation. À la pointe extrême du rocher, restauré par « le Souvenir Français » en 1989 et dédié aux défunts de la Grande Guerre 1914-1918, se trouve le dernier des monuments. Ces petits édifices, d’une touche pompeuse avec balustres et clochetons, un rappel gothique, ont été conçus au fil des années par de généreuses et riches familles héraultaises : les de Grasset de Constans, les d’Azénar, de Luzançon, etc.
En découvrant ces oratoires, le visiteur s’interroge : étaient-ils situés sur un chemin de pèlerinage spirituel, suggérant une marche avec le Christ, ou faisaient ils partie d’un chemin de croix ? La question reste posée, mais il semblerait que la première chapelle ait été construite avant 1672 par les pères Récollets, les autres par des paroissiens qui avaient choisi cet endroit pour rendre hommage.

5*Les canaux de Gignac : pour en savoir plus cliquez sur le lien Les canaux de Gignac 

Photos Christian R., Jean-Marie B., Jean-Paul L., René P.

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